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Référendum en Ecosse: Alex Salmond n'est ni un Orban, ni un Marine Le Pen

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27 janvier 2012

Noëlle Lenoir, présidente du Cercle des Européens, réagit à l'annonce de consultations en vue d'un référendum sur l'indépendance de l'Ecosse vis-à-vis du Royaume-Uni. Pour elle, l'Europe est entrain de se fragmenter et nous devons nous poser la question de quelle solidarité nous souhaitons pour notre continent. Elle rappelle également qu'Alex Salmond n'est ni un Orban, ni un Marine Le Pen.

armoiries écossaises


La question d'un éventuel référendum sur l'indépendance ou d'une très grande autonomie de l'Ecosse pose une question profonde sur l'évolution de l'Europe et des pays qui la composent. "Cela n'est pas anecdotique" pour Noëlle Lenoir. Malgré tout, il faut recadrer cette question dans le contexte écossais. M. Alex Salmond, premier ministre écossais, "n'est ni un extrémiste ni un Orban, ni même une Marine Le Pen" explique la présidente du Cercle. Ce n'est pas un nationaliste malgré le nom de son parti le Scottish National Party. C'est un indépendantiste dont les revendications se fondent sur une histoire qui date de plusieurs siècles: il veut abolir l'acte d'Union de 1707 par lequel Ecosse et Angleterre ont fusionné leur parlement.

A cet égard, "il est très représentatif de ces hommes politiques remettant aux goûts du jour toutes ces frustrations historiques et de revendications de populations voulant consituer un peuple. C'est extrêmement problématique. Je crois que nous sommes face à un nouveau cas de tensions au sein d'un Etat membre de l'Union européenne. Cela doit nous faire réfléchir sur l'avenir de l'Europe" pour ma ^résidente du Cercle qui estime asssister "à une fragmentation progressive de l'Europe et de ses Etats membres", comme en Belgique avec les Flamands, en Italie avec la Ligue du Nord ou en Espagne avec la Catalogne.

Noëlle Lenoir conclut: "la construction européenne a été bâtie sur un fondement essentiel: la solidarité. Robert Schuman le 9 mai 1950 disait que puisque nous ne pouvons pas faire l'union politique, nous allons créer des solidarités de fait entre les Etats, ce qui conduira à l'intégration politique. Aujourd'hui, nous voyons que les Etats les plus riches ont de grandes réticences à aider les Etats les plus impécunieux, comme l'Allemange vis-à-vis de la Grèce. Ce phénomène se traduit peut-être encore plus fortement au sein des Etats membres où les régions les plus riches veulent s'autonomiser face au reste du pays. Cela pose un vrai problème pour la pérennité de l'Europe. Toutes ces revendications se fondent sur l'idée de Nation, concept du sang, de la culture, de l'ethnie. Cela peut entrainer une désagrégation. Stefan Zweig disait que c'est le nationalisme qui a empoisonné la fleur de la culture européenne. J'espère que ce phénomène ne sera plus observé dans l'Union".

 

En savoir plus : Revue de presse sur la proposition de référendum en Ecosse - Touteleurope.eu

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