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Regards sur les 27

Le Cercle des Européens vous propose d’approfondir la connaissance et la compréhension des 27 Etats membres de l’Union européenne à partir d’articles d’actualité et de Fiches pays réalisées en partenariat avec Nouvelle Europe.

Suède

Nom officiel : Royaume de Suède
Superficie : 450 000 km²
Population : 9,25 millions
Capitale : Stockholm
Monnaie : Couronne suédoise (SEK)
Taux de croissance : -0,4 % en 2008 / -5,2 % en 2009
Taux de chômage : 6,2 % en 2008 / 6,3 % en 2009
Déficit public : 2,5 % en 2008 / -0,5 % en 2009
Dette publique : 38,3 % en 2008 / 42,3 % en 2009
Taux d’inflation : 3,3 % en 2008 / 1,9 % en 2009
PIB par habitant* : 122,3 % en 2008
*exprimé par rapport à la moyenne de l’Union européenne (EU-27) fixée à 100

Adhésion à l’UE

Membre fondateur du Conseil de l’Europe (1949), la Suède signe en tant que pays membre de l’AELE (l’Association européenne de libre échange), un accord de libre échange avec la Communauté européenne. La Suède dépose officiellement sa candidature d’adhésion à l’Union européenne le 1er juillet 1991, soit un an après être entrée dans L’Espace économique européen (EEE) [1].
Les négociations sont officiellement ouvertes le 1er février 1993 et donnent lieu à de vifs débats entre les partis politiques suédois. Les Conservateurs, au pouvoir entre 1991 et 1994, sont dans majoritairement favorables à l’adhésion tandis que les Sociaux-démocrates se montrent beaucoup plus réticents à cet égard. Soucieux de préserver la souveraineté politique du pays, ils ont d’ailleurs envisagé une simple association économique, comme alternative à l’adhésion pleine et entière. Les principaux points de discussion avec la Commission européenne portent sur la participation au budget communautaire (dont la Suède serait contributeur net) et le maintien des certaines spécificités suédoises. Les négociations aboutissent toutefois relativement vite puisqu’elles sont bouclées en à peine plus d’un an, en mars 1994.
Lors du référendum, les Suédois se prononcent à seulement 52% en faveur de l’adhésion confirmant une certaine méfiance vis-à-vis de l’UE. La Suède intègre officiellement l’UE le 1er janvier 1995, en même temps que la Finlande et l’Autriche. Étant un pays neutre, l’adhésion a marqué un pas important dans sa politique étrangère.
Lors du lancement de la troisième étape de l’Union économique et monétaire le 1er janvier 1999, avec l’introduction de l’euro pour 11 États membres, la Suède choisit de ne pas y participer sans pour autant fermer la porte à une adhésion ultérieure. En septembre 2003, le gouvernement social-démocrate organise un référendum sur l’adoption de la monnaie unique qui se solde par la victoire du "non" à 56,1%.

Système politique

La Suède est une monarchie constitutionnelle et parlementaire depuis l’adoption de la Constitution du 28 février 1974. Le roi, Carl XVI Gustav (depuis 1973), est le chef de l’État, mais ses fonctions sont représentatives et honorifiques. L’actuelle prétendante au trône pour la succession est la princesse héritière Victoria.
Le Parlement, le Riksdag, se compose d’une chambre unique (depuis 1971) de 349 députés élus au scrutin proportionnel pour un mandat de quatre ans.
Le Premier ministre est le chef de l’exécutif. Il est désigné par le Président du Riksdag après consultation de chacun des groupe politiques puis approuvé par un vote de l’ensemble du Parlement.

La Suède est découpée en 21 län (comtés) et 2 régions (Scanie et Västgötland). Elles gèrent avant tout la politique régionale. Au niveau local, on dénombre 290 communes (kommuner), chargée des affaires locales.

Vie politique et gouvernement actuel

Depuis les années 30, la vie politique suédoise est marquée par la domination du Parti social-démocrate (SAP) qui mis à part deux périodes d’alternance (entre 1976 et 1982 puis entre 1991 et 1994, c’est alors Carl Bildt qui est nommé Premier ministre) a toujours été au pouvoir. Crée en 1889, le Parti social-démocrate a façonné le modèle suédois d’Etat-providence fondé sur un Etat fortement redistributeur, un service public très important, un haut niveau de protection social, un haut niveau d’imposition, ainsi que sur un dialogue social entre les syndicats et le patronat très développé et institutionnalisé. La vie politique suédoise se distingue également par une forte participation des femmes qui représentent depuis une dizaine d’années, le moitié des membres du gouvernement et du Parlement.

Élu Secrétaire général du Parti sociale-démocrate en 1996, Göran Persson, a été Premier ministre de 1996 à 2006. Succédant à Ingvar Carlsson, dont il était le ministre des Finances, Göran Persson a été reconduit deux fois à la tête du gouvernement, au sein d’une coalition formée avec les Verts et le Parti de la Gauche.
Sur le plan économique, le bilan de Göran Persson reste largement positif et correspond à une période de forte croissance avec des taux dépassant les 4% en 1999, en 2004 ou en 2006. Les réformes budgétaires ont également permis de réduire la dette publique qui pour la première fois depuis 10 ans est passée en dessous des 50% du PIB. L’un des seuls échecs de Göran Persson concerne l’Europe. Lors du référendum du 14 septembre 2003, les Suédois rejetaient en effet à 56,1% l’adoption de la monnaie unique, désavouant ainsi leur Premier ministre. Un vote qui se déroulait dans les circonstances dramatiques de l’assassinat, quatre jours plus tôt, de la ministre des Affaires étrangères, Anna Lindh.

Au vu de la domination politique et idéologique presque sans partage des sociaux-démocrates durant ces 70 dernières années, le résultat des élections législatives du 17 septembre 2006 a constitué un véritable coup de tonnerre. Les forces de L’Alliance, regroupant les quatre formations de droite : le Parti du rassemblement modéré (M) (26%), le Parti du peuple-Les libéraux (FpL) (7,5%), le Parti chrétien-démocrate (KD) (6,6%), et le Parti du centre (C) (7,9%), menées par Fredrik Reinfeldt (M) ont remporté une victoire historique face aux Sociaux-démocrates conduits par Göran Persson.
L’Alliance obtient 48,1% des suffrages et 178 sièges du Riksdag, tandis que le Parti social-démocrate recueille 35,2% des suffrages et 130 sièges. Le leader du Parti du rassemblement modéré, Fredrik Reinfeldt, qui permet à sa formation d’enregistrer la plus forte progression, avec près de 11 points par rapport au précédent scrutin, a su fédérer les forces de droite jusqu’alors dans l’opposition et incarner la nouveauté tout en défendant le modèle d’Etat providence suédois. Sur fond d’affaires de corruption, les Sociaux-démocrates et leur chef de file, Göran Persson, ont été victimes d’une certaine usure du pouvoir. Aspirant au changement, les électeurs ont par ailleurs reproché au gouvernement en place depuis 10 ans de ne pas avoir suffisamment pris en compte l’inquiétude grandissante face à la perte de dynamisme du marché de l’emploi. Malgré la bonne santé économique du pays, le chômage a en effet constitué un thème central. Depuis 2001, celui-ci a connu une hausse continue et est passé de 4,9% (son niveau le plus bas) à 7,4% en 2005 (son niveau le plus haut jusqu’en 2007).
Nommé Premier ministre, Fredrick Reinfeldt a fait de l’emploi l’une de ses priorités, tout en s’engageant à préserver les bases de l’État-providence. Carl Bildt, ancien Premier ministre entre 1991 et 1994, est nommé ministre des Affaires étrangères. C’est Cécila Malmström qui occupe le poste de ministre des Affaires européennes.
Après la défaite de 2006, Göran Persson quitte, un an plus tard, son poste de Secrétaire général du Parti social-démocrate. En mars 2007, Mona Sahlin,, est devenue la première femme élue à la présidence du parti. Députée du SAP au Riksdag durant dix huit ans, elle a également occupé différents postes ministériels dont celui du Travail (1990-1991 et 1998-2002) et de l’Environnement (2004-2006).

Lors des élections européennes du 7 juin 2009, le Parti du rassemblement modéré du Premier ministre est arrivé en seconde position (18,8%), derrière les Sociaux-démocrates (24,4%). La surprise est venue du Parti Pirate suédois, défendant le téléchargement libre sur Internet, qui réalise 7,1%. Les Verts (MP) réalisent également un bon score et arrivent en 4ème position avec 11,2% (soir près du double du score réalisé lors des législatives de 2006)

Les prochaines élections législatives auront lieu en septembre 2010.

Économie

Élaboré à partir des années 30, le modèle suédois repose historiquement sur quelques caractéristiques essentielles :
-  Un dialogue institutionnalisé entre partenaires sociaux (reposant sur une négociation salariale centralisée et un système de relations professionnelles consensuel [2] )
-  Une politique économique interventionniste liée à une politique sociale de réduction des inégalités
-  D’importants niveaux d’indemnisations sociales (retraite, maladie, congés…)
-  Un grand service public financé par un taux d’imposition élevé

Jusqu’au milieux des années 70 le modèle suédois d’État providence est source de réussite économique. Plus qu’un modèle économique, il s’agit d’un modèle de société basé sur un attachement au plein emploi et à l’égalité sociale.

La crise économique et financière du début des années 1990, va profondément remettre en cause le modèle suédois. D’importantes adaptations vont alors être apportées à l’Etat-providence, tout en préservant ses bases, ancrées dans la culture politique, à savoir : la structure du système de protection sociale, le financement du secteur public par l’impôt (le taux d’imposition reste le plus élevé de l’UE) et le dialogue social (le taux de syndicalisation est de 80% et aucune réforme ne se décide sans l’accord des syndicats et des entreprises). La forte hausse du chômage et l’importante dégradation des finances publiques ont imposé des réformes d’inspiration libérale : coupes budgétaires dans le secteur public, ouverture du service public aux acteurs privés (comme l’éducation ou la santé), changement de statut pour les fonctionnaire, réforme des retraites avec un allongement de la durée de cotisation et l’instauration d’un régime mixte de retraite répartition et capitalisation, déréglementation des télécommunications, des transports, de l’électricité, privatisation totale ou partielle de plusieurs sociétés d’État et décentralisation de la négociation salariale. Devenue une économie ouverte et dépendante du commerce international, le modèle suédois a plus généralement dû s’adapter à la mondialisation et à la libéralisation des marchés financiers.

Grâce à ces importantes réformes structurelles et l’accent mis sur les politiques de l’emploi, l’économie suédoise affiche d’excellentes performances dès le milieu des années 90 et connait une croissance soutenue. Cette bonne santé de l’économie suédoise se confirme dans les années 2000, ce qui fait d’elle l’une de plus dynamique de l’UE. Le PIB par habitant se situe ainsi de façon très stable à plus de 20 points au dessus de la moyenne européenne. Après le ralentissement mondial des années 2001-2002, le taux de croissance s’établit à nouveau en 2004 et 2006 au dessus des 4%.
Après des niveaux records de déficit public atteints au début des années 90 (jusqu’à 11% du PIB), la Suède enregistre en 2007 un excédent budgétaire structurel de l’ordre de 2 % du PIB. L’orthodoxie financière suédoise a permis aux différents gouvernements de faire passer la dette publique de 73% en 1996 à 40% en 2007. Depuis 2004, l’inflation se situe entre 1% et 1,7%. Bien que ne faisant pas partie de la zone Euro, la Suède respecte ainsi parfois mieux les critères du pacte de stabilité que d’autres pays membres de la zone. Il faut noter à ce propos que tout comme la Banque centrale européenne, la Banque centrale suédoise à pour mandat principal de garantir la stabilité des prix.

A partir de 2001, le pays connait toutefois une hausse continue du taux de chômage qui passe de 4,9% à 7,4% en 2005. Les jeunes ou les immigrés sont les catégories qui éprouvent le plus des difficultés à trouver un travail. Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint ainsi 21,7% en 2005.
Le modèle suédois n’est en effet pas exsangue de certaines critiques. Pour certains, la forte pression fiscale est source de fuite des capitaux et d’expatriation fiscale. Le gouvernement de droite de Fredrick Reinfeldt a ainsi supprimé l’impôt sur la fortune en avril 2007 et baissé l’impôt sur le revenu. L’OCDE souligne par ailleurs dans un rapport de 2007 que la législation contraignante en matière de protection de l’emploi, est un frein à la création d’entreprise et un handicap pour la Suède dans le contexte de la mondialisation.

L’économie suédoise est grande partie fondée sur les exportations et se caractérise par un secteur industriel (24% de la population active et 28,7% du PNB) très développé. Parmi les fleurons de l’industrie suédois on peu citer : Volvo, Saab, Electrolux, Ikea et Ericsson, devenus des marques de renommée mondiale. Avec un territoire couvert à plus de 70% de forêts, la Suède possède l’une des plus performantes industrie du bois.

Le pays s’est également engagé avec succès dans le développement des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), avec l’un des taux d’usage d’Internet les plus élevés d’Europe.
Le secteur des services est de loin le plus important : il occupe 74% de la population active et contribue à hauteur de 69,3% au PNB du pays.

Tout en gardant cette base industrielle, la Suède opère depuis ces dernières années une transition réussie vers une économie axée sur le savoir. Avec Israël, la Suède est en effet le pays qui investit le plus en matière de Recherche et Développement (autour de 4% du PIB par an).

Traditionnellement très respectueuse de l’environnement, La Suède veut se placer à la pointe de l’innovation environnementale par souci d’efficacité comme d’exemplarité. Les marchés publics s’orientent ainsi de plus en plus dans cette direction. Les investissements dans les secteurs porteurs, biotechnologies, agro-alimentaire et écotechnologies sont également importants.

Les effets de la crise financière et économique mondiale
Basée sur une économie ouverte, dépendante des exportations et de l’industrie, la Suède subit de plein fouet les conséquences de la crise financière et économique mondiale. Alors que sa croissance s’établissait à 2,6% en 2007, le pays est entré en récession en 2008 avec une contraction du PIB de -0,2% en 2008. Selon les prévisions ce recul de la croissance pourrait atteindre -4% en 2009. Les nombreux plans de licenciements, notamment dans l’industrie pourraient entraîner une forte hausse du chômage (entre 8 et 9%). Située à 1,7% en 2007, l’inflation a été de 3,3% en 2008.

Histoire

Aux origines, la Suède était peuplée de tribus nomades, ancêtres des Sâmes, qui ont été repoussées progressivement vers le Nord par l’arrivée de peuples germaniques. Les Vikings suédois se firent remarquer dès le VIIIe siècle en s’installant sur le pourtour de la mer Baltique. Le pays fut christianisé relativement tard (IXe siècle), non sans nombres difficultés, et Erik IX (XIe siècle) l’instaura définitivement.

À partir du XIIIe siècle, des élections royales furent mises en place et le roi s’est vu assister d’un Conseil dans ses tâches. La montée en puissance de la Hanse poussa les royaumes scandinaves à s’allier politiquement. C’est ainsi que naquit l’Union de Kalmar en 1397 (union de la Suède, de la Norvège et du Danemark). La domination danoise devenant oppressante pour les Suédois, des révoltes apparurent dès le XVe siècle jusqu’au « Bain de sang de Stockholm » en 1520, où le jeune Gustav Vasa prit la tête de la révolte et se fit élire roi de Suède.

Jusqu’au XVIIIe siècle, elle s’affirma comme une puissance régionale sur la Baltique par de nombreux conflits contre tous ses voisins (Russie, Allemagne, Pologne, Danemark), mais sa progression fut stoppée par Pierre le Grand. La Suède contemporaine est issue de la réforme constitutionnelle de 1809 et par l’arrivée d’une nouvelle dynastie royale, les Bernadotte, maréchal napoléonien. Peu après, elle perdit la Finlande pour gagner la Norvège, qui devint autonome en 1814.

À l’aube du XXe siècle, le premier parti social-démocrate apparaît et le concept de neutralité s’affirma. Avec les premières élections au suffrage universel, les sociaux-démocrates vont s’installer durablement au pouvoir. Il n’y eut que quelques épisodes d’alternance jusqu’à l’élection de Fredrik Reinfeldt en 2006. La neutralité suédoise fut mise à mal durant la Seconde Guerre mondiale, qui, tout en refusant le passage des troupes alliées, continua ses échanges commerciaux avec l’Allemagne nazie. Dans l’après-guerre, la Suède conforta ce que l’on appelle aujourd’hui le modèle suédois, de nombreuses fois réformé pour prendre en compte les nouvelles réalités socio-économiques mondiales, mais jamais abandonné.

Culture et société

Particularités

La vente d’alcool reste un monopole d’État. Les Suédois peuvent ainsi acheter du lundi au vendredi après-midi tout type d’alcool dans les Systembolaget. Seules les bières à moins de 3,5° peuvent se trouver dans les supermarchés.

Langue

Le suédois est une langue germanique. Il est tellement proche du norvégien et du danois, que ces trois pays scandinaves n’ont aucun mal à se comprendre mutuellement. Le finnois est la deuxième langue la plus parlée du pays. Environ 3,5% de la population l’utilise, mais il n’a aucun statut officiel. La troisième minorité linguistique est constituée des Sâmes. Le sâme est une langue finno-ougrienne parlée par environ 15 000 personnes dans le nord du pays et bénéficie au niveau local de certains droits.

Traditions

Sainte Lucie
Bien que pays protestant, la Suède continue de célébrer deux saints. Sainte Lucie se fête le 13 décembre. Ce jour-là, chaque entreprise, chaque école, chaque mairie choisit sa propre Lucie. Vêtue d’une robe blanche et coiffée d’une couronne garnie de bougies, entourée de petits garçons et de petites filles, cette longue procession célèbre la lumière qui se fait si rare en Suède au mois de décembre. La Saint-Jean se fête officiellement le samedi le plus proche du 24 juin, jour du solstice d’été (Midsommar). Dans chaque village, un mât est dressé autour duquel petits et grands chantent en dansant des chants folkloriques toute la journée.

Walpurgis
La fête de la Walpurgis est célébrée le 30 avril. On y fête la fin de l’hiver à grand renfort de pétards et de feux de joie. Pour les étudiants c’est la première promesse de la liberté à venir. C’est le 30 avril qu’ils se coiffent de la casquette blanche des bacheliers et chantent pour saluer le printemps, les fleurs nouvelles et l’avenir radieux.

Cuisine

Bien sûr vous goûterez avant tout aux plats à base de poissons, le hareng en étant la pièce principale, aux anguilles du sud farcies, au gratin de pommes de terre à l’anchois, à la pâte de caviar, au saumon sous toutes ses formes, ou au rôti de renne. Côté desserts, les kannelbullar ou le gâteau à la cardamome sont à ne pas manquer. Et si vous êtes en Suède aux alentours de la Sainte-Lucie, vous trouverez certainement sur les étals des petites brioches au safran (saffransbröd) Quant à la boisson nationale, elle se nomme brännvin, il s’agit d’une eau de vie traditionnelle.

Sports et loisirs

Sports d’hiver
Les lacs gelés sont légion, alors chaussez vos patins ! Le ski de fond est très populaire, de la Laponie au nord à la Dalécarlie au sud, la montage suédoise est sillonnée de tout un réseau de pistes.

Marche
Les Suédois adorent marcher. La randonnée se pratique un peu partout dans ce pays de toute façon peu vallonné. Gagnez les montagnes du Grand Nord si vous recherchez l’altitude. Au cœur de l’été boréal, les paysages vaudront vraiment le détour. Le parc national de Sarek propose également de somptueuses balades.

Baignades
Prenez votre courage à deux mains et plongez dans les eaux glacées suédoises. Fleuves, torrents, petite rivière, lacs, mer… toutes les eaux suédoises sont parfaitement propres. Mais attention, n’y restez pas plus d’une dizaine de minutes… Un petit sauna pour vous réchauffer ?

Arts et littérature

Littérature

Le médecin personnel du roi, de Per Olov Enquist (1768), raconte l’histoire du docteur Struensee, engagé comme médecin personnel du roi du Danemark et de Norvège. Il livre ici un récit tout en finesse qui n’a rien à envier à la fois aux meilleurs manuels d’histoire… N’oublions pas August Strindberg, qui reste le plus grand écrivain dans le cœur des Suédois, ni Astrid Lindgren, auteur de Pipi Långstrump (Fifi Brindacier) et de nombreux autres livres pour enfants, genre dont la Suède s’est faite une spécialité.

Patrimoine

Du nord au sud, la Suède jouit d’un patrimoine considérable, fruit des nombreuses influences culturelles qu’elle a tenu à entretenir : Hanse germanique, Russie, France des Lumières, rayonnement néerlandais etc. La capitale Stockholm en est le meilleur exemple avec la vieille ville (Gamla Stan), Strandvägen (la promenade des Anglais suédoise), Riddarholmen (l’île des Chevaliers), etc. À Skansen, vous pourrez admirer le folklore du pays, mais également la diversité de sa faune et de sa flore.

Arts

La peinture suédoise est restée très longtemps influencée par la peinture néerlandaise. Elle acquit son propre style au XIXe siècle avec la découverte des impressionnistes et expressionnistes français. C’est cependant par le design que l’on connaît la Suède d’aujourd’hui. Les musées lui consacrent de nombreuses expositions et une galerie lui est spécifiquement dédiée au Nordiska Museet de Stockholm : des premières maisons bourgeoises à IKEA !

Cinéma

Sourires d’une nuit d’été, d’Ingmar Bergman : remarié à une jeune femme, un veuf tente de renouer avec une ancienne maîtresse, actrice, tandis que son fils s’éprend de sa jolie belle-mère. Lors d’une folle nuit à la campagne, les couples vont se faire et se défaire. Le plus français des vaudevilles suédois. Indémodable.

Musique

La Suède a vu naître de nombreux compositeurs, tels Allan Pettersson et Hugo Alfén, qui restent méconnus hors des pays nordiques et anglo-saxons. On retient avant tout de la Suède une musique pop-rock avec des artistes comme Abba, The Cardigans, Kent, la chorale de I’m from Barcelona ou Eskobar.

LIENS

Ambassade de Suède en France

Ambassade de France en Suède

Mission économique de Suède en France

[1] http://www.europarl.europa.eu/meetd...

[2] Il s’agit du "modèle Rehn-Meidner", du nom de deux économistes du syndicat LO qui dans leur rapport adopté en 1951 développent une vision d’ensemble de la politique économique (basée sur une faible inflation, un faible taux de chômage, une croissance soutenue et des revenus égalitaires), en accordant un rôle clef à l’action syndicale dans l’organisation du marché du travail.

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