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Regards sur les 27

Le Cercle des Européens vous propose d’approfondir la connaissance et la compréhension des 27 Etats membres de l’Union européenne à partir d’articles d’actualité et de Fiches pays réalisées en partenariat avec Nouvelle Europe.

Luxembourg

Nom officiel : Grand-Duché de Luxembourg
Superficie : 2586 km²
Population : 493 500
Capitale : Luxembourg
Monnaie : Euro (depuis 1999)
Taux de croissance : 0 % en 2008 / -3,4 % en 2009
Taux de chômage : 4,9 % en 2008 / 5,4 % en 2009
Déficit public : 2,9 % en 2008 / -0,7 % en 2009
Dette publique : 13,7 % en 2008 / 14,5 % en 2009
Taux d’inflation : 4,1 % en 2008 / 0 % en 2009
PIB par habitant* : 276,4 % en 2008
*exprimé par rapport à la moyenne de l’Union européenne (EU-27) fixée à 100

Membre fondateur de la CEE

Alors que dès 1921, le Luxembourg s’associe à la Belgique dans le cadre de l’Union économique belgo-luxembourgeoise, le Grand-Duché est au centre de la première tentative d’intégration économique dans l’Europe d’après guerre avec la formation progressive du Benelux (pour BElgique-NEderland-LUXembourg). Les premiers accords d’union douanière sont signés en 1943. Ils débouchent sur la signature de l’Union économique du Benelux en 1958. Cette entité dont la finalité dépasse la simple coopération économique fait figure de projet avant-gardiste par rapport à la Communauté économique européenne.
Le Luxembourg fait partie des 6 Etats signataires du Traité de Paris qui, le 18 avril 1951, donne naissance à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Le Luxembourg devient alors le siège de deux institutions de la CECA : la Haute autorité et la Cour de Justice. Après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED) en 1954, le Président du gouvernement luxembourgeois, Joseph Bech, est l’un des grands artisans de la relance européenne et de la naissance de la CEE. Il préside du 1er au 3 juin 1955 la Conférence de Messine qui aboutira deux ans plus tard à la signature des Traité de Rome, le 25 mars 1957. Tout comme les deux autres pays du Benelux, le Luxembourg s’est attaché en tant que petit pays à obtenir des garanties juridiques lui permettant d’obtenir au sein des institutions communautaires une place équilibrée vis-à-vis des grands pays.
Le Luxembourg est aux côtés de Bruxelles et Strasbourg, l’une des trois "capitales européennes". La capitale est encore aujourd’hui le siège de la Cour de justice, de la Cour des comptes (depuis 1977 date de sa création) et de la Banque européenne d’investissement. Certains services du Parlement européen et de la Commission y sont également installés.

Système politique

Le Grand-Duché de Luxembourg est une monarchie constitutionnelle dont la constitution date du 17 octobre 1868. La Couronne est héréditaire dans la famille de Nassau.

Le Grand-Duc est le Chef de l’Etat (actuellement le Grand-Duc Henri de Luxembourg qui a succédé à son père Jean qui régna de 1964 à 2000). Il exerce avec le gouvernement le pouvoir exécutif. Son statut d’inviolabilité signifie qu’il ne peut être ni accusé ni poursuivi. L’irresponsabilité politique du Grand-Duc est complète et implique la responsabilité des ministres. En effet, toute mesure prise par le Grand-Duc dans l’exercice de ses pouvoirs politiques doit être contresignée par un membre du gouvernement, qui en assume l’entière responsabilité. En outre, tout acte qui acquiert la signature du Grand-Duc doit au préalable avoir été soumis à la délibération du gouvernement.

Le Gouvernement est dirigé par un Premier ministre, désigné par le Grand-Duc. Le Premier ministre choisit ensuite ses ministres qui sont officiellement nommés par le Grand-Duc. Faute d’obtenir la majorité absolue à la Chambre des députés (ce qui est rarement le cas du fait du scrutin proportionnel), les partis doivent former des gouvernements de coalition, ce qui donne lieu à d’intenses négociations quant à la répartition des portefeuilles ministériels.

Le Parlement est monocaméral. La Chambre des députés est composée de 60 députés élus pour 5 ans au suffrage universel direct. Le scrutin est proportionnel et le vote au Luxembourg est obligatoire.
Les députés votent les lois et possèdent également un droit d’"initiative parlementaire" qui s’exerce par la présentation de "propositions de loi", mais qui demeure modérément utilisé.
Après le vote du Parlement, le Grand-Duc exerce ses droits de sanction et de promulgation. La procédure législative est close par la publication du texte de loi dans le recueil de législation appelé "Mémorial", acte par lequel le texte acquiert force obligatoire.

Vie politique

La vie politique luxembourgeoise se caractérise par une grande stabilité. Elle est traditionnellement dominée par trois grands partis :
- Le Parti chrétien-social (CSV - Chrëschtlech Sozial Vollekspartei) : créé en 1914 il est refondé en 1944 sous le nom actuel. Il regroupe démocrates-chrétiens et centristes. Il compte parmi ses membres de nombreux anciens premiers ministres et grandes personnalités européennes comme Joseph Bech (1887 – 1975), Pierre Werner (1913 – 2002), Jacques Santer ou encore Jean-Claude Juncker.

- Le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP - Lëtzebuergesch Sozialistesch Arbechterpartei) : créé en 1902 sous le nom Parti social-démocrate avant de se rebaptiser en 1916 : Parti socialiste puis en 1924 : Parti Ouvrier Luxembourgeois, son histoire est marquée par des tensions entre son aile droite et son aile gauche. En 1921, l’aile gauche dissidente crée le Parti communiste luxembourgeois (PCL). En 1971, l’aile droite crée son propre parti, le Parti social-démocrate, mais rejoint 10 ans plus tard le Parti ouvrier luxembourgeois qui adopte alors la dénomination actuelle.

- Le Parti démocratique (DP - Demokratesch Partei) : Issu de la Ligue libérale créé en 1904, le parti est refondé au lendemain de la seconde guerre mondiale et devient en 1954 le Parti démocratique. Il regroupe la droite libérale. Les gouvernements sont de coalition. Sauf de rares exceptions ce sont les chrétiens-démocrates qui forment des coalitions tour à tour avec les libéraux ou les socialistes.

Deux autres partis sont apparus plus récemment : Les Verts (Déi Gréng) et le Parti alternatif et démocratique de réformes (parti populiste). A l’occasion des élections législatives de 1999 est né une nouvelle formation : La Gauche (déi Lénk), autour du Parti communiste (avant de s’en dissocier en 2004) et d’autres partis à gauche du Parti ouvrier socialiste.

Gouvernement actuel

Les dernières élections législatives du 7 juin 2009 ont vu à nouveau la victoire du Parti chrétien-social (CSV) de Jean-Claude Juncker, le Premier ministre sortant. Les chrétiens-sociaux (38%) s’imposent devant le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP) (21,5%) et le Parti démocratique (DP) (14,5%). Les Verts confirment leur percée de 2004 et leur statut de quatrième force politique en obtenant 11,7% des voix. L’alliance de gauche Déi Lénke obtient 3,3% des voix.
A la tête du gouvernement luxembourgeois depuis 1995, Jean-Claude Juncker a été reconduit dans ses fonctions. La coalition formée avec le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois suite aux précédentes élections de 2004 a également été reconduite.

Les élections européennes étaient organisées le même jour que les élections législatives. Les Verts ont fait nettement mieux que leur score au niveau national en obtenant 16,8%. Ce scrutin européen profite également au Parti démocratique qui réalise 18,7%. Les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates perdent quant à eux des voix (respectivement 31,3% et 18,7%).

Les quinze dernières années ont été marquée par la domination des chrétiens-sociaux illustrée par la formidable longévité de Jean-Claude Juncker à la tête du gouvernement. Jean-Claude Juncker devient pour le première fois Premier ministre en janvier 1995. Alors ministre des Finances, il est appelé pour remplacer Jacques Santer à la tête du gouvernement, suite à la désignation de ce dernier à la présidence de la Commission européenne.
En juin 1999, le Parti chrétien-social (CSV) sort vainqueur des élections législatives et Jean-Claude Junker entame son deuxième mandat de Premier ministre. Il forme un gouvernement de coalition avec les libéraux du Parti démocratique (PD) qui ont devancé de quelques voix les sociaux-démocrates (LSAP) (22,35% contre 22,29%). Ceci met fin à 15 années de gouvernement de coalition entre le CSV et le LSAP.
Les élections de 2004 sont remportées par le CSV mais cette fois le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois devance très nettement les libéraux du PD (23,4% contre 16%) ce qui leur ouvre à nouveau la porte du gouvernement. Jean-Claude Juncker est désigné Premier ministre pour la troisième fois consécutive. Depuis 1995 celui-ci a conservé son portefeuille de ministre des Finances. C’est donc lui qui représente le Luxembourg au niveau européen lors des réunions ministérielles du Conseil pour les Affaires économiques et financières (ECOFIN) ainsi que lors des réunions de l’Eurogroupe, créé en 1997 lors du Conseil de Luxembourg. Fort de cette expérience, il est nommé premier Président permanent de l’Eurogroupe, le 1er janvier 2005, poste qu’il occupe encore à ce jour.
Les deux présidences luxembourgeoises du deuxième semestre 1997 et du premier semestre 2005 ont permis à Jean-Claude Juncker de renforcer sa stature européenne et d’affirmer le rôle de ce petit pays dans les Affaires européennes.

Economie

L’économie luxembourgeoise est l’une des plus performantes et les plus solides de l’Union européenne. Outre une période de ralentissement au début des années 2000, liée à la dégradation de la conjoncture internationale, le pays connait une croissance exceptionnelle depuis le milieu des années 1980. Ainsi entre 1985 et 2002, le taux de croissance moyen s’établit en moyenne à 5,3%. Le Luxembourg affiche l’un des niveaux de vie parmi les plus élevés au monde et le plus élevé de l’Union européenne. Depuis le milieu des années 90, le PIB par habitant est 2 fois et demi plus élevé que la moyenne de l’Union européenne (UE-15).

Au début de XXème siècle, l’économie du Luxembourg repose en grande partie sur l’industrie sidérurgique (le pays dispose d’importants gisements de fer). En 1911, les Aciéries de Burbach, Eich, Dudelange, l’ARBED, voient le jour et constituent alors l’un des plus grands producteurs européens. En 2001, l’ARBED fusionne avec USINOR et ACERALIA pour donner naissance au plus grand groupe sidérurgique mondial : ARCELOR. La sidérurgie reste encore un moteur essentiel de la croissance durant la période des "30 Glorieuses" (1945-1974) même si le secteur tertiaire connait une forte progression.

La crise économique mondiale des années 1975-1985, liée aux deux chocs pétroliers, touche de plein fouet l’économie luxembourgeoise et plus particulièrement le secteur sidérurgique. C’est dans ce contexte économique et social dégradé (avec d’importantes vagues de licenciements) qu’est créé, en 1977, le Comité de coordination tripartite (dit "la tripartite"). Regroupant patronat, salariat et pouvoirs publics, cette institution est à la base de la "paix sociale" ou du "modèle social luxembourgeois" reposant sur le dialogue permanent et la recherche de solutions consensuelles.

A partir des années 80, le secteur financier va prendre le relais du secteur sidérurgique comme moteur de la croissance. Ce dernier est en effet en recul mais va toutefois rester un pôle industriel majeur grâce à d’importantes restructurations, à une politique volontariste de l’Etat menée dans les années 70 et du fait du nouveau cycle de croissance de la production sidérurgique entamé depuis les années 90.
Représentant 53% du PIB en 1970, l’industrie passe à 18% en 2001. Les services connaissent un mouvement inverse : de 43% en 1970, ils passent à 81% du PIB en 2001. Les services financiers qui ne représentaient que 4,6% du PIB en 1970 passent à 25% en 2001. Cette part atteint 30% en 2007.

Entre 1985 et 1991, la croissance s’établit à un rythme moyen de 7,3% par an. Les années 1992-1996 marquent une période de tassement de la croissance qui est en moyenne de 2,7% par an.
La forte croissance des années 1985-2001 repose avant tout sur l’essor du secteur financier qui profite du mouvement de dérégulation financière et de globalisation des marchés financiers. Si le Luxembourg devient le premier centre de la zone euro en matière de banque privée ("Private Banking") et l’une des 10 premières place financières au monde (n°2 pour les fonds d’investissement), c’est également en raison du secret bancaire, instauré par la loi bancaire du 23 avril 1981 et étendu par la loi de 1993. De plus de 210 en 2000, le nombre de banques au début 2009 est de 152, issues de 24 pays différents, dont 43 allemandes, 21 luxembourgeoises et belges, 14 françaises, 12 suisses et 11 italiennes.
D’autres facteurs sont à l’origine de cette expansion économique : le développement d’autres branches du secteur tertiaire comme les transports et les communications, l’immobilier, les services aux entreprises ; un industrie compétitive ; un niveau élevé d’investissement étrangers qui croissent de 8% en moyenne annuelle sur cette période ; et enfin une politique fiscale concurrentielle.

Lorsque le taux de croissance moyen du Luxembourg se situe à 5,3% sur la période 1985-2001, celui de l’Union européenne (UE-15) se situe seulement aux alentours des 2%. Seule l’Irlande affiche à partir des années 90 des taux croissance supérieurs à ceux du Luxembourg. En 2002, le Luxembourg se classe au 3ème rang des pays les plus compétitif au monde (derrière les Etats-Unis et la Finlande) selon les classements de l’International Institut for Management and Development (IMD) et du World Economic Forum (WEF).

Le retournement conjoncturel du début des années 2000 est particulièrement brutal. De 8,5% en 1999 et 2001, la croissance chute à 2,5% en 2000. Elle connait un rebond l’année suivante (4,1%) mais rechute en 2003 à 1,5%, soit son niveau le plus bas depuis les années 70. La croissance repart sur un rythme soutenu en 2004 (4,5%). Le PIB atteint 6,4% en 2006, alors que la moyenne de l’UE est de 3,1%.

En tant que petit pays, au cœur de l’Europe, le Luxembourg a toujours conduit une politique d’intégration au sein de différents espace économiques : le Zollverein jusqu’en 1918, l’Union économique belgo-luxembourgeoise en 1921, le Benelux et enfin la Communauté économique européenne. Le Luxembourg a pleinement profité de son intégration au sein de l’UE. En 2009, 86% de ses exportations se font à destination d’Etats membres et 93% de ses importations proviennent de l’UE. Le Luxembourg commerce principalement avec les pays limitrophes. Le Luxembourg est le pays ayant le degré d’ouverture le plus élevé l’UE : rapporté au PIB, ses exportations de biens et services représentent 151% en 2001. Les services représentent 68% de ses exportations et le services financiers près de 43% à eux seuls (2001). Seule la balance des services est excédentaire mais la balance commerciale enregistre un déficit structurel depuis les années 80 du fait de la dépendance énergétique du Luxembourg, l’augmentation des importations de biens intermédiaires et la forte augmentation de la consommation des ménages.

Les finances publiques du Luxembourg affichent une santé exemplaire. Le niveau d’endettement public est le plus fable de l’UE. Entre 1997 et 2007, il se situe en moyenne à 7% alors qu’il est de 60% dans l’UE, soit la limite autorisée par le Pacte de stabilité. Hormis en 2004, le Luxembourg est en excédent budgétaire depuis 10 ans (1997-2007). Celui-ci va même jusqu’à atteindre 6% en 2000.

Profitant de la croissance soutenue, le marché de l’emploi est particulièrement dynamique. Le taux de croissance moyen annuel de l’emploi est de 3,6% entre 1991 et 2001 (à titre d’exemple il n’est que de 1,9% en France et de 0,5% en Belgique). Le taux de chômage est le plus bas de l’UE. Entre 1997 et 2007, il se situe en moyenne à 3,9% (9,9% UE-15).

La forte demande en main-d’œuvre de l’économie – dans un premier temps dans le secteur sidérurgique puis dans le secteur financier et plus généralement les services – a été satisfaite par une importante immigration. La démographie du Luxembourg est ainsi caractérisée par une forte proportion d’étrangers : près de 40% de la population totale. Il faut également souligner l’importance des travailleurs frontaliers sur le marché du travail luxembourgeois. En 2002, ils occupent plus de 37% des emplois salariés. Étrangers et frontaliers occupent au total la majorité des emplois. Les nationaux occupent majoritairement les postes de l’administration publiques, qui leur sont réservés à 90%.

CULTURE ET SOCIETE

BON A SAVOIR

Victor Hugo
Le poète français et le très européen parlementaire qu’était Victor Hugo affectionnait le Luxembourg au point d’y effectuer de très nombreux séjours.

TRADITIONS

Liichtmëss
Le 2 février, les enfants célèbrent la journée du "Liichtmëss" (la Chandeleur ou "fête de la lumière naissante"). Cette fête tient son nom de la bénédiction des bougies qui se pratique ce jour-là dans les églises catholiques. Le soir, les enfants, armés d’un "Liichtebengelchen", font la ronde des maisons de leur quartier et chantent à la porte des maisons une chanson traditionnelle qui souhaite bonheur et santé aux habitants ("Léiwer Herrgottsblieschen, gëff äis Speck an Ierbessen...".). En retour, ils reçoivent des sucreries. Autrefois, le "Liichtebengelchen" (baton de lumière) était un bâtonnet autour duquel était enroulé en spirale une mèche trempée dans de la cire. De nos jours, les enfants se servent généralement d’un lampion coloré.

L’Octave
A tradition de l’"Octave à Notre Dame de Luxembourg", en l’honneur de la Vierge Marie, mère de Jésus et patronne du Luxembourg, est d’origine religieuse. La vénération à Notre-Dame de Luxembourg remonte au XVIIème siècle. Le duché de Luxembourg et le comté de Chiny élisaient, en 1666, la Consolatrice des Affligés comme patronne protectrice du pays. La première octave eut lieu en 1639, lorsque l’on transportait la statue de la Sainte Vierge de la chapelle du Glacis vers l’église jésuite (aujourd’hui la cathédrale Nôtre-Dame) pour la vénérer pendant huit jours (d’où le nom d’Octave) L’Octave attire chaque année plus de cent mille pélerins. En 1921, l’Octave a été étenude à 15 jours. Vers la seconde moitié du mois d’avril, les paroisses du pays partent en pèlerinage vers la capitale. Une tradition qui remonte à 1666, date à laquelle Marie fut élue par le conseil provincial patronne du pays et chargée de protéger le Grand-Duché de l’épidémie de peste qui sévissait alors. La statue de Marie est portée à travers les rues de la capitale et des messes sont organisées en son honneur pendant quinze jours. où les pélerins venaient se retrouver après ces célébrations.

La « Sprangprozessioun »
Chaque année, le mardi de Pentecôte, des milliers de croyants et de curieux se rassemblent dans la petite ville abbatiale d’Echternach au bord de la Sûre pour traverser les ruelles en sautillant d’un pied à l’autre, deux pas en avant, un pas en arrière. La procession s’arrête devant la superbe Basilique romane d’Echternach. L’origine de cette procession remonte au 7e siècle. Il s’agissait alors d’une danse rituelle susceptible de remédier aux maladies épileptiques.

La Fouer
La Fouer, ou Schueberfouer, fut fondée en 1340 par Jean 1er de Luxembourg. Dans ce marché imposant se vendaient du bétail et de nombreuses denrées. Au fil du temps, le marché s’est transformé en une manifestation festive avec kermesse à la clef. Aujourd’hui elle est surtout devenue une fête foraine, mais entre les manèges, parcs d’attractions et trains fantômes, les étals des marchands sont toujours là : on y trouve à boire et à manger en abondance et il s’y vend de l’artisanat divers. La fête attire en moyenne près de deux millions de visiteurs sur trois semaines de fin août à début septembre, c’est une des plus grosses attractions du Luxembourg à laquelle il est de tradition de se rendre en famille ou entre amis, et qui est aussi fréquentée par des personnages publics (politiciens, artistes,…).

LANGUES

On compte trois langues au Luxembourg : le luxembourgeois, le français et l’allemand. La situation linguistique actuelle du Luxembourg suit le fil de l’histoire dans sa logique. Le bilinguisme règne toujours, et la Chambre a voté une loi le 24 février 1984 qui, consacre, pour la première fois, l’identité luxembourgeoise en constatant que le luxembourgeois est la langue nationale. La loi de 1984 reconnaît les trois langues du Luxembourg, le luxembourgeois (lëtzebuergesch), le français et l’allemand comme des langues officielles. Le français reste la langue de la législation (article 2) ce qui est dû à l’application du code civil napoléonien.

Au cours de toute l’éducation le luxembourgeois reste la principale langue véhiculaire de l’enseignement. A l’âge de six ou sept ans, les élèves apprennent à lire et à écrire en allemand. L’année suivante, ils commencent l’apprentissage du français. Au quotidien, les Luxembourgeois sont souvent amenés à s’exprimer dans deux ou plusiers langues.

CUISINE

La cuisine luxembourgeoise,si elle connaît des influences françaises et allemandes, a quelques plats typiques traditionnels.Le Kuddelfleck est un plat défini par les dictionnaires luxembourgeois comme un « plat national luxembourgeois ». Il est composé de tripes ou d’estomac de bœuf panés et frits dans de la graisse ou de l’huile. Le Kachkéis, fromage cuit considéré comme une spécialité luxembourgeoise a peut-être été rapporté par les troupes espagnoles au XVIIème siècle. Les cépages luxembourgeois sont excellents. Riesling, pinot gris, pinot noir, Elbling, Gewürztraminer… sont des variétés cultivée au Luxembourg, beaucoup consommées au niveau national mais qui sont aussi exportées.

PATRIMOINE

Les terres rouges du Sud
Si on connaît souvent du Luxembourg les parcs des Ardennes, les cépages de la Moselle ou la richesse de sa capitale, la région dite des Terres Rouges, située au sud du pays est parfois moins connue. Son nom et sa prospérité lui viennent d’un minerai ferrugineux extrait pendant des années de ses sols et à l’origine du développement sidérurgique du pays.

Esch-sur-Alzette
Mais les grandes villes sidérurgiques ont toutes su se reconvertir, à l’image de Esch-sur-Alzette, deuxième ville du Luxembourg, ville cosmopolite connue pour ses monuments architecturaux, ses galeries d’art, ses bibliothèques, son conservatoire de musique et nombreuses manifestations culturelles.

Dudelange
Faites également un tour à Dudelange. Visitez-y l’Église paroissiale néo-gothique connue pour ses peintures murales et son célèbre chemin de croix.

SPORTS ET LOISIRS

En matière d’équipement nautique, le centre sportif et aquatique de la Coque, situé au coeur du plateau du Kirchberg, offre sept bassins dont deux aux dimensions olympiques. Sans compter ses saunas, bains turcs et autre solariums pour les plus paresseux… Le Luxembourg est également doté d’un grand nombre de terrains de golf.

Enfin les cyclistes pourront rouler sur un réseau cyclable de 900 km. Les pistes bien balisées empruntent des tracés d’anciens chemins de fer désaffectés et permettent ainsi aux cyclistes de sillonner le pays en évitant la circulation. D’autres routes tranquilles longent les rivières et mèneront le randonneur à la découverte de châteaux et de bourgs.

ARTS ET LITTÉRATURE

A LIRE

Docteur Mabuse le joueur, de Norbert Jacques
Ce docteur psychologue, hypnotiseur, génie du crime se dissimulant sous de multiples masques et personnalités est le personnage luxembourgeois qui a connu le plus grand succès. Il a connu une dizaine de d’adaptations au grand écran. Le célèbre cinéaste Fritz Lang l’a notamment porté trois fois à l’écran, la première fois en 1921 dans son film Dr. Mabuse, der Spieler. Symbole du mal perpétuel, de la folie destructrice, le Dr Mabuse est bien plus qu’un simple criminel et Norbert Jacques a su en faire un archétype du mal absolu. Est-ce la raison pour laquelle les luxembourgeois ne le considèrent pas réellement comme une référence littéraire de leur pays.

A VOIR

Le Club des chômeurs, d’Andy Bausch
Cinq chômeurs du sud du Luxembourg décident de fonder un club dont la règle principale est de ne jamais aller travailler. Ils survivent grâce à de petits crimes et escroqueries… Les co-productions luxembourgeoises à succès sont nombreuses. Mais il existe peu de films 100% luxembourgeois dans ce pays qui aime s’associer aux autres, et en particulier à la France, dans ses oeuvres. Le Club des chômeurs fait figure d’exception. Cette comédie sociale et populaire qui ne compte que des acteurs « nationaux » a été le succès de l’année 2001.

A ECOUTER

Greg Lamy
Greg Lamy est né en Nouvelle-Orléans mais ce guitariste jazz a longtemps vécu au Luxembourg et en Belgique. C’est au Conservatoire du Luxembourg qu’il a étudié la guitare jazz. Il crée en 2003 le « Quartet Greg Lamy » qui réunit se amis de New-York, un bassiste italien, un batteur hongrois, un saxophoniste espagnol et une chanteuse américaine. Depuis il se produit de New-York à Paris, de Luxembourg à Bruxelles .

LIENS

Ambassade de France au Luxembourg

Ambassade du Luxembourg en France

Mission économique du Luxembourg en France

Le site de la présidence luxembourgeoise de l’UE fournit de nombreuses informations sur ce pays.

Site du gouvernement luxembourgeois

Service central de la statistique et des études économiques - STATEC

Nouvelle Europe : le portail de l’Europe élargie. Infos, découverte et culture dans l’Europe à 27 et son voisinage.

Crise, banques et solidarité européenne

Le 31 janvier 2010

L'Europe capitale(s)

Le 4 janvier 2010

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